PR02Notre village subira aussi les néfastes effets d’être situé sur cette grande voie de communication, qui, lui ayant permis d’être connu dans l’antiquité, lui jouera de tristes tours lors de l’envahissement de la Gaule par les barbares, mais aussi beaucoup plus tard, lorsque les armées de toutes sortes appartenant à tout Maître, viendront détruire et piller notre village et la campagne voisine sur leur passage, aidés dans leurs chevauchées, par ces voies de communication encore en très bon état. Hordes barbares et païennes d’abord, petits seigneurs se combattant entre-eux ensuite, troupes mercenaires du XIVème, XVème et XVIème siècles ensuite, et de tous bords.

Il faut en effet savoir que ces voies, dessinées et construites pendant les premières années de notre ère, restèrent, jusques encore au XVIIème siècle, dans leur grande majorité, les seuls chemins de communication praticables d’une grande ville à une autre, et d’un village à un autre. Les nouveaux grands axes de communication n’étaient pas encore dessinés, ou seulement en voie de l’être, on suivait encore ce que les romains avaient fait ; on les entretenait quelquefois, peu souvent, car ils étaient encore solides… ; ne parlons pas des chemins nommés par la suite « vicinaux », qui, dans les années 1870/1875, n’étaient encore que des chemins de traverse, à construire ou en construction.

Ces anciennes voies maintiennent la seule unité à laquelle pouvaient prétendre les habitants de nos provinces et de nos villages, avant que de pouvoir emprunter de nouveaux chemins vers la fin du XVIIIème et au XIXème siècles.

PR03 Ces voies, rappelons-le, ont permis au Christianisme de se répandre très rapidement dans tout l’empire, comme nous l’avons déjà vu, de province en province, de « villa in villa ».

La voie romaine fait toujours si bien corps avec la terre française qu’elle a donné une foule d’appellations qui en perpétuent le tracé, dans certaines régions.

Nous pouvons noter à cet égard, comme nous le fait remarquer Monsieur Gaxotte, par exemple, le « chemin pérré » donnant Le Perreux, encore « strata via » donnant Etrez ou Letrey- aussi, ou bien « curva via » qui a donné Courbevoie près de Paris, sans compter tout ce qui, dans la toponymie, rappelle tous les carrefours, bornes militaires, gués, ponts, relais de poste : Saverne, à l’entrée de la plaine d’Alsace, sur la grande voie de Strasbourg, doit son nom à « taberna », taverne en latin…

Celle qui nous intéresse est une voie d’une importance certaine. Nous le voyons sur la carte qui illustre cette chronique. Nos « départementales locales » empruntent plus ou moins son tracé ; mais les ingénieurs romains avaient choisi de lui faire traverser Vaux, Maconcourt et Poissons, avant de rejoindre Thonnance, pour aller à Perthes. Il y avait des camps romains à desservir, et d’importance, non loin de chez nous, au Sud et au Nord, nous l’avons vu plus haut. Son tracé est attesté par deux autres spécialistes de la gallo-romanité : Mr. Louis LEPAGE in « Les Gallos-Romains en Haute-Marne » et par Mr. Jean-Jacques Thévenard in « Carte archéologique de la Gaule – Haute-Marne 52/1 » qui cite le nom de notre village.

 

 

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