CONSTRUCTION D'UNE MAIRIE ET D'UNE ÉCOLE (devis de 1836)                                          Maire Ecole

Devis estimatif des travaux à faire pour la construction

d'une maison d'école et d'un lessivoir couvert pour la commune de Vaux / St Urbain.

 

 

Mairie Ecole

DESCRIPTION

      Le bâtiment dont il s'agit sera construit sur un appartenant à la commune de Vaux / St-Urbain situé entre la cure et la maison du sieur Jean-Baptiste CHAUMONT; il sera sur un plan rectangulaire ayant douze mètres trente sept cent. Sur neuf mètres quatre vingt douze cent. De profondeur hors œuvre la hauteur sous la gouttière sera de quatre mètres quatre vingt dix huit cent. comme l'indique les plans ci-joint. Il sera composé d'une classe de 6 mètres 66 cent. de longueur, sur 5 mètres 20 cent. de largeur, ayant trois baies de porte et de croisées, de face et une baie de croisés dans le pignon du nord.

D'une croisée avec baies de porte et croisée dans la façade et baie de porte communicante à la chambre à coucher du fond, qui sera éclairée par une baie de croisée donnant sur l'ancien passage et une baie porte communiquant de cette pièce à la grange.

D'une cave voûtée dans la dite chambre à coucher avec larmier dans la baie de croisée et escalier donnant dans la dite grange.

D'une grange avec baie de porte cochère donnant sur le terrain communal.

Enfin d'un grenier régnant sur les trois pièces ci dessus, sur lequel on arrivera par une échelle de meunier placée dans la grange; le dit éclairé par deux baies de petites croisées sur la place.

Cette construction sera en pierres moellons du pays, et les ouvertures en pierre de taille des carrières de la gatière.

Les pans de bois du rez-de-chaussée seront composés de poteaux plaspeaux; sous les sommiers de la classe, de tabliers hautes et basses et de remplissage.

Le solivage de la classe sera composé de deux sommiers et de trois travées de solives, ceux de la cuisine et de la chambre seront en solives bâtardes.

La charpente haute se composera de deux fermes, composées chacune d'entraits, poinçon, arbalétriers contrefiches pannes, faîtage.

La couverture sera sur battis en tuiles creuses de Reynel.

Les cheminées seront adossées et construites en pierre de taille et briques alternativement. Tous les matériaux qui seront employés dans cette construction, seront de première qualité et sans défaut quelconque.

L'ÉCOLE A VAUX Au XIXème siècle

Mairie Ecole

      Il y a quelques années, Monsieur Gérard Legendre avait fait des recherches intéressantes sur l’école, à Vaux, portant sur la deuxième moitié du XIXème siècle, dont il nous avait fait profité dans son petit journal local « l’œil de Vaux », dont la parution s’est hélas interrompue.

      A la rédaction de ce modeste livret de chroniques, il nous paraît indispensable de reparler de l’école de Vaux, et d’y inclure certaines informations qu’il nous donnait alors.

     En 1849, le règne de Louis Philippe vient de s’achever dans les conditions que l’on sait, le second Empire est en passe de naître, et la troisième république n’existe encore pas, ni son école laïque. L’Eglise et l’Etat ne sont pas encore séparés, le ministère en charge de l’instruction s’appelle encore « Ministère de l’Instruction Publique, des Cultes et des Beaux-Arts ». Vers 1850, nous sommes encore très loin de la rivalité « Curé-Instituteur « qui existera plus tard vers 1885/1900, pour finir au désastre que l’on sait en 1905.

Ce batiment se trouve en face de la Mairie, il sert de dépot pour le petit matériel de la commune, pour la prison voir à la fin de l'article.

 

Construction d'une chambre à four

et de 2 cabinets d'aisances à contruire sur la place contre la maison du Rémy Duboscq.

Ce batiment se trouve en face de la Mairie, il sert de dépot pour le petit matériel de la commune, pour la prison voir à la fin de l'article.

 

Article 1 er Fouille.

La chambre à four aura intérieurement 9m de profondeur sur 4,5m de largeur et 3m. de hauteur sous gouttières à deux versants l'un sur la grande rue et la place à l'ouest

L'ÉGLISE SAINT-REMI de VAUX-sur-Saint URBAIN   Saint Remy

C’est environ vers 1280 que fut construite l’église de Vaux. Rebâtie avec les restes de l’ancien édifice par les moines de l’Abbaye de Saint Urbain, il ne subsiste de cette église que le sanctuaire, le chœur et le portail, remanié plus tard.

Dans le livre d"Emile JOLIBOIS " LA HAUTE-MARNE Ancienne et Moderne " Dans le paragraphe sur Vaux / St-Urbain, on peux lire:

" En 789,  cette paroisse dépendait  du diocèse  de  Toul.  Pour  le  temporel, elle était  comprise  dans l'élection  de  Joinville,  généralité  de  Champagne  et ressortissait  de  la  prévôté  d'Àndelot, au bailliage de Chaumont.  La  siegeneurie avait  toujours  appartenu  à la  maison de  Joinville.  Le  vilage  de Vaux, désigné dans les  titres  latins sous  le  nom de  Vallis  in pago Ornensis, ... "

 

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L’église, à l’extérieur

 

Le Chevet (XIII ème siècle) :

De proportions très élégantes, il est garni sur tout son pourtour de chapiteaux et de motifs floraux, alternés avec des têtes cerclées du bardeau mérovingien, à moitié voilées : toute la dernière assise (arasant la toiture) en est composée. Tous ces ornements décoratifs proviennent de la première construction. On note que les baies ogivales sont toutes différentes par les sculptures.

Détail de la frise du Chevet dessiné par M. Thouvenel

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       frise01                   frise02

Autour de l'Église :

Sur les pierres des murs et contreforts, particulièrement au sud, on remarque aussi de nombreux signes lapidaires. Points de repères des constructeurs et marques des ouvriers bâtisseurs, ces signes ont plusieurs formes ; on les retrouve sur l'Église de Saint Urbain (quoi de plus naturel puisqu'elle fut construite sous la direction des moines de l'abbaye), mais aussi, par exemple, à Notre Dame de Blécourt, haut sanctuaire Marial de pèlerinage dans une région proche de Vaux-sur-Saint Urbain, dans le diocèse de Langres.

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Signes lapidaires sur les contreforts de l'église :

Ce sont des cercles, des croix, des triangles, des points, isolés ou allant deux par deux, croix de Jérusalem et même les instruments de la Passion. Sur le mur nord, une croix de calvaire, placée là lors de la condamnation d’une porte entre la nef et le cimetière. On retrouve une autre croix, de même style à l’intérieur de la nef, à l’opposé.

Le portail, plein ouest, inondé de lumière dès le milieu de l’après-midi, offre une particularité : deux styles différents, le roman surmonté de l’ogival. L’arc roman doit évidemment provenir de la primitive église où il est resté en place ? les constructeurs suivants ont ajouté un arc ogival pour l’harmonie de l’édifice, la façade ouest n’ayant aucune fenêtre.

 

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L'église, à l'intérieur

En entrant dans l'église, on est frappé par l'impression de grande longueur du vaisseau. L'absence de réel transept et de bas-côtés contribue à cet effet, la vision étant limitée et dirigée vers une seule et même perspective, en ligne droite, vers le sanctuaire, Les belles proportions entre hauteur et largeur de l'ensemble, la lumière diffuse de la nef suivie de la clarté rayonnante du chœur et du sanctuaire, contribuent à faire de notre église un lieu particulièrement adapté au recueillement et à la prière.

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On remarquera à l’entrée de la nef de beaux fonts baptismaux, style néo-gothique milieu XIXème, entourés d’une belle grille en fer forgé et surmontés d’un grand tableau représentant le Christ baptisé par Saint Jean-Baptiste.

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Le chœur:

A 6m de longueur sur 7m de largeur. Voûte romane divisée par quatre arceaux en diagonale, portant sur quatre piliers tri cylindriques. En clef de voûte, une rosace.

Le sanctuaire

A 5.50m de longueur sur 7m de largeur et 8m de hauteur. Voûte divisée par six arceaux gothiques portant sur quatre piliers monocylindriques, les deux premiers portant sur les piliers du chœur.

Aucune sculpture aux chapiteaux des piliers, excepté sur les deux de l’abside, où on remarque deux branches d’arbres d’époque mérovingienne.

PILIER GAUCHE

PILIER DROIT

 

 

Les anciens fonts baptismaux

 

sont restés à leur place au sud du sanctuaire. De style roman avec de multiples colonnettes. On y a exposé les « canons d’autel » qui étaient autrefois posés sur l’autel majeur. Ordinaire de la messe Tridentine, dans le cadre de gauche, des prières au bas de l’autel jusqu’à l’Offertoire ; dans le grand cadre du milieu, l’offertoire, la Consécration jusqu’à la Communion ; dans celui de droite, le commencement de l’Évangile selon Saint Jean, dont la lecture terminait tout office jusqu’à la parution du missel romain Paulien, vers 1966.

Une autre hypothèse pourrait être envisagée concernant cette très belle niche murale dans le sanctuaire. En effet, à l’époque romane, les moines et les célébrants devaient faire leurs ablutions avant d’assister à tout office, ou célébrer la messe. On retrouve ce genre de niche dans toutes les abbayes bénédictines et cisterciennes, à l’autel majeur bien sûr, mais aussi dans chaque petite chapelle latérale. Les moines constructeurs étant bénédictins, ils auront placé là de quoi se laver les mains, puisque la sacristie actuelle n’existait pas : sa construction est en effet beaucoup plus récente, après 1830, son relevé ne figure pas sur le Cadastre de cette époque. Un autre petit bâtiment existait, par contre, plein sud, à coté de ces « fonts baptismaux ». Autre sacristie très certainement, dont la construction provisoire est postérieure au XIIIème siècle, La communication avec l'église se faisait par une porte située sous le vitrail de Ste Anne et St. Jean. On remarque bien les traces de cette porte à l'extérieur de l'église : la maçonnerie utilisée lors de sa condamnation, après la démolition de cette première sacristie, devenue nécessaire lorsque le tracé de la route actuelle fut définitivement dessiné, est quelque peu différente du reste du mur. Notre hypothèse « romane » semblerait donc plus exacte, même si, plus tôt, on a utilisé cette niche pour baptiser…L’eau du baptême, bénite le samedi saint au soir, devait retourner dans la terre, d’où la petite évacuation dans le sol au creux de la vasque, tout comme celle des fonts baptismaux, à l’entrée, au sud de l’église.

ANCIEN FB


 

Le Clocher et les Cloches

D’une très belle forme géométrique, et situé au dessus de la croisée du « transept », il donne l’élégance à l’ensemble de l’édifice à l’extérieur, rompant par sa ligne verticale la grande longueur du bâtiment dans son ensemble, là où d’une belle architecture du XIIIème, on passe vers de gros murs, d’aspect très médiévaux en l’absence de fenêtres. La croix et le coq ont été restaurés il y a quelques années, et le beffroi qui supporte les cloches en 2002. On notera son bardage en tuiles de bois, tout à fait inhabituel dans la région.

Il abrite deux cloches sur lesquelles on peut lire, en français :

La Grosse Cloche « Qui sonne un Sol dièse ».

L’an 1834, a été bénite par Monsieur Charles Louis de Longeaux , Curé de Vaux

MARIE JOSEPHE

Maire : Monsieur Joseph Clément Perrin ; Adjoints : Messieurs Hanipaux, Perrin, Mary, Fabriten. LENEVEU, Fondeur.

La Petite Cloche « Qui sonne un La ».

L’an 1823, j’ai été bénite par Monsieur Charles Louis de Longeaux.

J’ai pour Parrain Monsieur Sylvestre Passerat, propr.& Maire de Vaux-sur-St Urbain & pour Marraine Mademoiselle Claire Magdeleine Collier, fille de Monsieur Collier, propr. Poison.

Notons que ces cloches ont été installées et bénites à l’époque où la population de Vaux était en pleine croissance : elle atteindra plus de trois cents habitants vers 1843, pour ensuite décliner régulièrement jusqu'à aujourd'hui. C’est une époque de grande foi, une époque de dons assez larges, dont notre église a largement bénéficié (vitraux, etc…). C’est également le temps ou l’essor économique du village bat son plein, grâce à l’extension du vignoble (150 ha environ, le 3ème vignoble du canton vers 1850).

Reconstruction de la voûte de l Église .

Le Conseil Municipal de Vaux Sur Saint Urbain demande que le pilier à droite de l'arc doubleaux du sanctuaire de l'Église soit démoli et reconstruit; que les voûtes du Sanctuaire sont entièrement reconstruites au lieu d'être réparées et consolidées;

L'architecte soussigné, surveillant des travaux après avoir examiné de nouveaux l'état des lieux le 3 Mai courant, fait observer.

1° Que le pilier à droite de l'arc doubleau précité, sera solide et ne menace pas ruine, comme le pense le conseil et qu'il peut supporter toutes les constructions prévues au devis; que l'inclinaison que l'on remarque au sommet de la colonne engagée sera le résultat de la diminution que l'arc exigu, qu'en conséquence les choses encore dans leur état primitif.

2° Que depuis deux ans, le soussigné a dressé un devis général des travaux indispensables pour réparer l'Église s'élèvent à 4700 francs mais ce devis a été ajourné faute de ressources suffisantes.

Des accidents survenus depuis, dans les charpentes des combles de la Nef ont contraints la commune à vendre des terrains et à s'imposer extraordinairement, pour couvrir la dépense des travaux très urgent estimés 1500 francs et adjugés pour 1350 francs le 28 novembre 1864.

Comme ce rabais de quelques centaines de francs à recouvrir permettent aujourd'hui de reconstruire entièrement les voûtes du Sanctuaires au lieu de les consolider, l'architecte soussigné propose les travaux supplémentaires suivants.

Il est alloué pour fournitures et façon des étais et des cintres, enfin des échafaudages, des voûtes des nervures et de l'arc doubleau séparatif de choeur à soutenir avant les démolitions précirées, à forfait reprises des matériaux compris la somme de 100.00

La démolition des voûtes et des nervures du Sanctuaire estimée avec le transport des

déblais à la somme à 50.00

Les nervures seront nettoyées ravivées, reposées et jointoyées en plâtres de Paris, sur un développement de 24mOO à 1f50 l'une 36.00

Les 4 parties des voûtes seront ensuite reconstruites, dans leur état primitif en briques creuses posées à plat, liées au plâtres gâché don; leur surface sera de 48mètres à 5f l'une échafaudage et simbleaux compris 240.00

Ces voûtes seront enduites en plâtres bien lissé et bien blanchi sur 48mOO superficiels à 0.75 l'un 36.00

A déduire l'estimation des travaux en réparations des voûtes, supprimés par suite de la reconstruction proposé 191.00

IL RESTE 331.11

Bénéfice et faux frais de l'adjudication 33.10

Somme en réserve pour dépenses imprévues 39.90

TOTAL GENERAL 400.00

A déduire le rabais de 10% 40.00

Il reste en définitif 360.00Frs

Le présent devis supplémentaires s'élevant à la somme de de trois cent soixante francs

a été dressé par l'architecte soussigné à Wassy le 5 mai 1865

Signé

DESAUX


Monsieur le député

Les Curé, Maire et principaux habitants de la commune de vaux sur Saint Urbain, ont l'honneur de vous exposez que l'Église du dit Vaux a besoin de réparations urgentes à ces arcs doubleaux et plafonds, pour éviter plus tard, la chute entière de l'édifice.

Que le devis de ces réparations dressé le sept courant par Monsieur l'architecte Pierres constate que cette dépense s'élève à une somme de onze mille six cent vingt francs.

Que la commune ne possède aucuns fonds communaux disponibles, que la réserve n'est âgée que de huit ans que les habitants ruinés par les orages cet été dernier sont d'état de se cotiser.

Ils vous prient donc Monsieur le député de vouloir bien exposer aux Ministres des cultes et de l'intérieur et leurs besoins leur malheureuse disposition.

Vous ferez Monsieur VILLENEUVE un acte de grande complaisance et de justice dont nous vous saurons la plus vive reconnaissance

Nous avons l'honneur d'être Monsieur, vous très humble et très obéissants serviteurs

 

PASSERAT

Maire de Vaux

Vaux sur Saint Urbain le 15 février 1846


Commune de Vaux sur Saint urbain: Adjudication des bois provenant de la démolition du clocher

Traité de gré à gré

Entre les soussignés: M. Ernest Hanipaux, maire de la commune de vaux sur Saint Urbain, haute-marne, agissant au nom de la commune en vertu d'une délibération du Conseil Municipal en date du 25 juin 1925 approuvé par M. le Préfet le 28 Juin 1925 d'une part et M. Morlot Lucien Propriétaire à Saint Urbain d'autre part.

A été convenu ce qui suit:

  1. Hanipaux vend par la présente à M. MORLOT, qui accepte les bois provenant de la démolition du clocher, actuellement en dépôt le long du chemin d'inter-communalité N°6 derrière l'église , tels qu'ils sont sans aucune garantie, moyennant la somme totale de cent trente francs.

  1. MORLOT s'engage à enlever le bois à lui vendu dans un délai de quinze jours à en payer le prix de cent trente francs entre les mains de M. le receveur municipal résidant à Donjeux. Il s'engage outre à payer tous les frais occasionnés par la dite vente soit les frais de timbre du présent traité, ceux d'enregistrement, d'expédition à délivré tant à l'administration qu'au receveur municipal

fait double à vaux sur Saint Urbain le vingt huit janvier mille neuf cent vingt six

Le maire l'acquéreur

E. HANIPAUX MORLOT

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